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Management Qualité

Allégations environnementales : la fin du greenwashing

20 Juin 2026
7 min de lecture

Directive (UE) 2024/825 « Empowering Consumers » : transposition attendue pour le 27 mars 2026, application à partir du 27 septembre 2026. Les mentions vertes non prouvées seront interdites.

La directive (UE) 2024/825, dite « Empowering Consumers for the Green Transition » (ECGT), modifie le droit de la consommation pour mieux lutter contre l'éco-blanchiment (greenwashing). Elle vise les pratiques commerciales trompeuses liées à l'environnement et impose davantage de rigueur dès qu'un produit se présente comme « durable », « écologique » ou « naturel ».

Ce qui sera encadré, voire interdit

  • Les allégations environnementales génériques sans preuve (« éco », « vert », « naturel », « respectueux de l'environnement », « éco-responsable »).
  • Les allégations de neutralité carbone reposant uniquement sur la compensation des émissions.
  • Les labels de durabilité d'auto-déclaration non fondés sur un système de certification reconnu.
  • Les allégations sur des performances futures sans engagements clairs et vérifiables.

Le principe directeur : toute promesse environnementale doit être précise, vérifiable et étayée par des preuves objectives, tenues à jour.

Ce que cela implique pour l'agroalimentaire

Emballages, packaging, sites web, fiches produits, argumentaires commerciaux : toutes les communications sont concernées. Concrètement, il faut pouvoir justifier chaque allégation par une donnée solide — analyse de cycle de vie, certification reconnue, mesure documentée — et abandonner les formules vagues qui ne reposent sur rien de démontrable.

ECGT et « Green Claims » : ne pas confondre

La directive 2024/825 (ECGT) pose le cadre général en modifiant les règles sur les pratiques commerciales déloyales. Un second texte, la proposition de directive « Green Claims », doit préciser les modalités de justification et de vérification des allégations : il est distinct et encore en discussion au niveau européen. Autrement dit, le cadre se met en place par étapes — mais la direction est claire et il vaut mieux l'anticiper.

Ce qu'il faut faire dès maintenant

  1. Inventorier vos allégations environnementales sur l'ensemble des supports (emballage, digital, commercial).
  2. Constituer un dossier de preuve pour chaque allégation conservée.
  3. Supprimer ou reformuler les mentions génériques non justifiables.
  4. Vérifier vos labels : reposent-ils sur une certification tierce reconnue ?

Le lien avec votre système qualité

Maîtriser ses allégations, c'est une question de gouvernance de l'information : qui valide une mention « durable » ? sur quelle preuve ? avec quelle revue ? Intégrer ce contrôle dans votre système qualité (validation des étiquetages, gestion documentaire) évitera les angles morts au croisement du marketing et de la conformité.

Vos allégations « vertes » sont-elles défendables ?

Auditer mes allégations environnementales →
Sources : Directive (UE) 2024/825 (ECGT), Directive 2005/29/CE (pratiques commerciales déloyales), DGCCRF, proposition de directive « Green Claims » — EUR-Lex, 2024-2026.
#allégations environnementales#greenwashing#directive 2024/825#durabilité#étiquetage